Exercer sa profession au Canada ?

Vous souhaitez vous expatrier au Canada mais vous ne savez pas si vous serez habilité à y exercer votre profession ou votre métier. Devrez-vous vous former ou pas ? devrez-vous vous ré-orienter faute de reconnaissance professionnelle ? On vous aide à y voir plus clair.


La première pièce du puzzle

Pour adapter sa stratégie

Pour savoir si votre job est réglementé, il faut se rendre sur deux sites:

  1. Le site du gouvernement du Canada, pour connaître le code CNP de votre profession (équivalent du code ROME français)

  2. Se renseigner sur la reconnaissance de vos qualifications, à l’aide du code CNP trouvé précédemment en allant sur le site du CICDI.ca et trouver: les organismes de réglementation, les bureaux d’apprentissage, les associations professionnelles… Tout est consultable par province et profession.

 

étape 01: savoir si sa profession ou son métier est réglementé(e)

La toute première question à se poser est bien celle-ci… beaucoup de professions sont réglementées au Canada et ne le sont pas en Europe. Alors avant de se faire des plans sur la comètes, mieux vaut s’assurer que la réglementation locale vous permette de travailler dans votre domaine d’activité.

A NOTER: la réglementation peut changer d’une province à l’autre. A prendre en considération si l’accès à votre profession est plus simple dans une province plutôt qu’une autre…

Par exemple: la carte professionnelle d’assureur en IARD est plus simple à obtenir dans le Nouveau Brunswick - (selon mes recherches en 2017)


Etape 02: Si Votre profession est réglementée

Le mieux est de contacter directement l’organisme de réglementation chargé de la reconnaissance des qualifications et des délivrances de cartes professionnelles pour savoir à quelle sauce vous allez être mangé… Les coordonnées de l’organisme compétent se trouvent sur le site CICDI.ca (cf plus haut).

De manière générale, des formations et examens sont obligatoires pour accéder à la profession (ou au métier). Prévoyez également des frais supplémentaires dans ce cas (passage de cartes professionnelles et autres formations).

Selon ce qui vous sera demandé (diplômes, examens, etc…), l’exercice de votre profession vous sera plus ou moins accessible … Eh bien oui, puisque tout est possible, on ne vous dira jamais franchement “non”, mais bon… on sait tous que 5 ans d’études de médecine, c’est plus “coton” qu’un stage de 6 mois dans une banque, hein..

EXCEPTION: Si vous partez au Québec, il existe des accords d’arrangement France - Québec (ARM) de reconnaissance des qualifications professionnelles qui facilitent le transfert de compétences franco-québécoises.


Lien des professions et métiers concernés par un ARM France - Québec:

Pour consulter les accords signés, et connaître les organismes de réglementation.

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Pêcher les infos

Les organismes répondent sous 24h à 1 semaine en général (hors organismes scolaires = vacances…)

A NOTER: Compte tenu de mon expérience perso, je vous recommande de privilégier le contact direct avec les organismes professionnels québécois (réglementation et ordres professionnels) pour savoir exactement à quoi vous en tenir.. j’ai eu une ou deux petites déconvenues en me basant uniquement sur les ARM !!


Etape 03: vous avez le droit d’exercer votre job

Youpi ! vous pouvez bosser tranquille !! Mais bon, pouvoir c’est bien, trouver c’est mieux ! :)

Parce que tout le truc est là: Vous aurez beau avoir le droit d’exercer, si votre employeur ne reconnaît pas vos compétences, c’est grillé !!! il ne vous embauchera pas… car il ne sera pas forcément compétent pour juger de vos diplômes et de votre expérience étrangère, et donc, il n’aura aucune idée de la valeur de votre CV. Comment faire dans ce cas ?

  • Solution: 3 points bons à savoir:

La cerise sur le gâteau

  1. Dans tous les cas, mieux vaut ne pas lésiner sur les demandes de reconnaissances de qualifications qui peuvent être effectuées dans les associations professionnelles. Moyennant un dossier envoyé par la poste ou par mail, un paiement modique des frais de traitement de votre dossier, vous ressortez avec une “belle attestation canadienne” que vous pourrez valoriser dans votre CV. (cf site CICDI.ca)

    ATTENTION: ces attestations ne sont pas toujours reconnues par l’immigration canadienne… elles servent à trouver un job, PAS à remplir une demande d’immigration… (à l’exception des métiers manuels intégrés dans un programme d’immigration hors Québec - source 2017-)

  2. Ne perdez jamais de vue que l’expérience fait le CV au Canada, et que l’expérience canadienne prime sur tout le reste !! Alors il est possible que vous ayez à passer d’abord par la case “stage” ou “boulot sous-qualifié” pour faire vos preuves avant de décrocher le job de vos rêves.

  3. Si votre province d’accueil est en forte pénurie de main d’oeuvre dans votre secteur d’activité, vous pourrez obtenir plus facilement un job correspondant à vos aspirations. (exemple en 2018: infirmier, aide-soignant, électricien, mécanicien, informaticien, cuisinier…)


Pour en savoir plus…


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